flushs, érythème, couperose,
la rosacée : une dermatose
dont il ne faut pas rougir
Emotion,
chaleur, stress…. vous êtes sujet au rougissement
?
Derrière les rougeurs cutanées du visage se cache souvent la
rosacée. Dermatose bénigne et chronique, la rosacée touche
jusqu’à 10 % des adultes ayant une peau claire. Elle apparaît
souvent dès l’âge de 20 ans et concerne très majoritairement
les femmes avec une fréquence plus importante chez les personnes à peau
sèche et très fine. Son caractère affichant entraîne
souvent d’importantes répercussions sur le comportement psycho
social des personnes atteintes, aggravées par la confusion fréquente
mais infondée avec les stigmates de l’alcoolisme chronique.
Les
causes de la rosacée demeurent complexes ;
plusieurs hypothèses sont avancées impliquant
de nombreux facteurs (perturbations vasculaires, immunologiques,
troubles psychiques, allergies…). Seule la dimension
vasculaire a été confirmée mais de nombreuses
pistes d’explications restent ouvertes.
La
rosacée évolue en
plusieurs stades successifs dont les premiers signes
sont :
- Le flush : c’est un accès de
rougeurs (érythème) sur le visage (joues et nez)
déclenché par un choc émotionnel, la consommation
d’alcool ou de nourriture épicée, un changement
brusque de température… La rougeur s’intensifie
et devient progressivement permanente.
- La couperose : des dilatations rouges des vaisseaux
superficiels (télangiectasies) apparaissent sur un fond érythémateux
permanent.
- La rosacée peut ensuite évoluer
jusqu’à des stades avancés pour lesquels des
traitements efficaces existent.
Curieusement, le traitement des signes précoces
(flushs, rougeurs permanentes, petits vaisseaux apparents) demeure
particulièrement délicat.
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